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Gilberte Deltour
Infirmière indépendante,
dirigeante
- Aiib-vukb
- 4610 Beyne-Heusay
A 9 ans, elle a endormi sa grande soeur avec
de l'éther ! C'est dire si sa vocation
s'est affirmée tôt ! Après
ses études, elle choisit de devenir infirmière
indépendante et prend, en 1988, la tête
de l'association des infirmières indépendantes
de Belgique.
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Parcours |
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" A 8 ans, je voulais être institutrice,
puis coiffeuse. A 9 ans, je soignais mon grand-père
endormi, badigeonnant de mercurochrome ses oreilles
et ses mains ! A 17 ans, je commençais
mes études d'infirmière ".
Pas facile, l'apprentissage de la dure réalité
de la vie : de l'école vers le lieu de
stage à pied, prestations de 07h à
13h, retour vers l'école (toujours à
pied), dîner rapide, cours de 14h à
19h, souper, étude et rédaction
du rapport de stage. Prestations de 14h à
22h certains jours, de 22h à 06h d'autres
jours, prestations durant les week-end. "
Au bout d'une année, j'étais physiquement
épuisée ". Gilberte Deltour
arrête pour récupérer, mais
termine tout de même son année,
avec une grande distinction. " J'étais
déterminée à devenir infirmière
". Depuis, elle a suivi diverses formations
continues en Belgique et à l'étranger.
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Métier |
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" Infirmière indépendante,
c'est un métier merveilleux, qui demande
beaucoup de compétences, une grande humanité,
une grande disponibilité, un sens aigu
de l'écoute. Nous aidons et nous apprenons
: les patients soignés nous donnent de
fameuses leçons de courage et de dignité.
Le contact humain représente la facette
la plus importante de notre métier. Nous
avons des contacts privilégiés,
chaleureux ; nous sommes l'infirmière
de famille, l'infirmière généraliste,
l'infirmière de proximité ; nous
vivons tous les événements avec
les familles : naissances, maladies bénignes
et graves, opérations, deuils, que nous
accompagnons. Aimer ce métier s'avère
indispensable pour l'exercer : il est dur au
niveau physique et psychologique. Notre formation
initiale est très bonne, mais il importe
de se remettre continuellement en question (d'où
notre devise " formées pour performer
"). Il faut développer son sens
de l'observation et de communication afin d'établir
notre diagnostic infirmier et faire rapport
de ces observations en réunions de concertation
(avec les collègues, médecins
traitants, etc.). Nous avons, en tant qu'indépendante,
des obligations particulières. Nous nous
chargeons de notre propre logistique (achat
de matériel : voiture, ordinateur, matériel
de soins...), nous assurons tout l'aspect administratif
(autorisations de soins, attestations de remboursement,
livre journal, dossiers infirmiers, tarification
et comptabilité)... ce n'est pas rien
! Et nous n'avons pas le droit à l'erreur
: en cas de contrôles négatifs,
nous sommes pénalisées par des
amendes administratives très lourdes.
Mais nous avons un rôle social, actif,
au service des familles, comprenant les responsabilités
de prévention, d'éducation des
patients ou de leur famille. Un métier
riche, assurément ! ".
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Message |
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" Ce métier m'a épanouie,
j'ai pu fonder une famille et assurer ma vie
professionnelle, en plus de diriger l'AIIB-VUKB,
l'association des infirmières indépendantes,
depuis 1988. A ce poste, j'ai créé
des facilités (contrats association,
charte d'honneur, rôles de garde) pour
les infirmières indépendantes,
afin de développer un esprit de confraternité
et d'entraide, pour les aider à gérer
leur vie familiale et professionnelle ".
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